Les premiers jours de la semaine je découvrais que la viande est naturellement salée. Comme il n'y avait pas à gérer l'entrée, la viande, les légumes, le dessert, je mettais plus de soin sur les mets que je préparais. Et que c'était bon de cuisiner la faim au ventre...Je rêvais déjà de ce que je voyais.

Puis j'ai été invitée à manger. Un repas bien trop copieux pour mon estomac desormais habitué aux petites portions.
Mais ça s'est bien passé. Les autres ont mangé un dessert mais ça ne m'a pas perturbée. Il faut dire que ce n'était pas du gâteau mais un simple fromage blanc avec du chocolat.

Depuis, avec les vacances scolaires, j'ai repris le rythme des trois repas par jour. Et la difficulté revient lors du dessert absent. Je cherche partout un substitu au dessert mais heureusement, je n'ai plus rien de sucré à la maison.

Dimanche matin a été l'épreuve la plus dure. D'autant que j'avais eu une contrarieté dès le petit déjeuner.
Toutes les excuses étaient bonnes pour se laisser tenter par un ou deux croissants.
- Ce sera plus facile quand il n'y en aura plus à la maison,
- ça sent trop bon,
- je n'en peux plus,
- personne ne le saura,
- les nouilles chinoises prévues pour ce matin ne m'attirent pas du tout,
- rien d'autre ne m'attire d'ailleurs.

En voyant mon fils commencer à les manger, mes envies se sont calmées. C'est comme si dans mon cerveau une petite voix m'avait dit: "Ils ne sont plus à toi."

Sinon, le reste du temps, le plus difficile à gérer c'est ce fameux dessert absent. Je vais essayer de porter le médaillon pendant les repas ou finir par ce fameux cornichon (je n'aime pas ça même en temps normal)

La suite dans une semaine...